Mais aujourd’hui, il est de notre devoir de remettre l’église au milieu du village.
Notre rôle, à SUC-SOLIDAIRES, c’est de défendre les salariés, pas les directions. Sauf que, cette fois, ce sont bien les salariés eux-mêmes qui nous amènent à prendre position.
Oui, ce sont les agents du CTIG qui ont demandé à M. Rodrigue SOLITUDE de se porter candidat au poste de Directeur Général. Pourquoi ? Parce qu’il a su restaurer la dignité du personnel, après des années de souffrance, de placardisation, et de mépris, notamment entre 2022 et 2023.
Durant cette période sombre, nous avons dû intervenir à de nombreuses reprises pour rappeler à la direction précédente les règles du Code du travail. L’Inspection du travail elle-même n’avait jamais autant mis les pieds au CTIG, preuve du climat délétère qui régnait alors.
Mais il y a plus grave encore.
Quand M. SOLITUDE a pris la tête du CTIG en intérim, il a trouvé une institution au bord du gouffre, avec un déficit cumulé de près de 3 millions d’euros et un rapport de la Chambre Régionale des Comptes accablant.
La solution envisagée à l’époque ? Le licenciement de 11 salariés pour tenter de rééquilibrer la masse salariale.
C’est un fait : M. SOLITUDE a non seulement redressé la barre administrativement et financièrement, mais il a aussi sauvé ces 11 emplois. Il a démontré qu’il était possible de concilier rigueur budgétaire et préservation de l’emploi. Grâce à lui, l’ensemble des salariés a pu continuer d’assurer ses missions dans des conditions apaisées, stables et respectueuses du droit. Sur le plan managérial, sur le plan technique et opérationnel, il a fait ses preuves.
Ses deux périodes en intérim, personne ne les a contestées. Au contraire, elles ont été saluées pour leur efficacité et leur sérieux. Alors pourquoi ce déchaînement aujourd’hui, sous prétexte qu’il a signé un contrat de trois ans ? Pourquoi ces attaques personnelles sur les réseaux sociaux ?
Nous disons STOP.
Ce qui se joue ici, ce n’est pas le sort d’un individu, mais celui d’une institution qui a enfin retrouvé un cap clair et une gestion saine.
Nous appelons la population guadeloupéenne à la responsabilité. L’heure n’est pas aux buzzs sociaux de certains qui sont en mission commandées, ni aux règlements de comptes personnels. L’heure est à la préservation de nos outils collectifs et à la valorisation du travail bien fait.
Le CTIG, sous la direction actuelle, fonctionne, avance et remplit ses missions. Voilà la seule vérité qui compte.
Nous, SUC-SOLIDAIRES, continuerons à défendre les droits des salariés, sans jamais céder aux pressions, et sans jamais détourner le regard face aux véritables enjeux sociaux et économiques et touristiques.
Jean-Marc ANGELE
Secrétaire Général



