QUI VEUT LA PEAU DU YACHT CLUB DE SAMUEL DAMO ?

Il y a des dossiers qui finissent par poser question.

Et celui du Yacht Club dirigé par Samuel DAMO en fait clairement partie.

Aujourd’hui, cet établissement se retrouve dans une situation particulièrement délicate, avec une menace qui plane sur la poursuite même de son activité.

Officiellement, le problème est administratif et juridique : l’Autorisation d’Occupation Temporaire (AOT) permettant l’exploitation sur le domaine portuaire est arrivée à échéance en 2024.

Très bien.

Mais derrière cette explication administrative se cache une question beaucoup plus dérangeante : COMMENT A-T-ON PU LAISSER LA SITUATION ARRIVER JUSQUE-LÀ ?

Car Samuel DAMO ne vient pas de débarquer hier matin sur le port avec quelques tables, des chaises et une enseigne sous le bras.

Le Yacht Club est installé, connu, fréquenté.

Et pendant des années, l’activité a existé au vu et au su de tout le monde.

Alors aujourd’hui, quand on explique que le problème serait essentiellement celui d’une convention arrivée à son terme, il est légitime de demander : qu’a-t-on fait pour trouver une solution avant d’arriver au conflit ?

Parce qu’une administration ne découvre pas du jour au lendemain qu’une AOT arrive à échéance.

Une date de fin est connue.

Elle est écrite.

Elle est prévisible.

Alors pourquoi avoir laissé la situation se tendre au point d’arriver devant la justice ?

QUI VEUT LA PEAU DU YACHT CLUB ?

Attention : poser cette question ne signifie pas affirmer qu’il existerait une quelconque volonté organisée de faire disparaître Samuel DAMO ou son établissement.

Mais lorsque le principal intéressé affirme lui-même subir depuis plusieurs années des difficultés et des tensions autour de son activité, LePIGETV considère qu’il est parfaitement légitime de poser les questions que beaucoup se posent.

Pourquoi cette situation n’a-t-elle pas été réglée plus tôt ?

Pourquoi aucune solution durable n’a-t-elle pu être trouvée ?

Pourquoi en arriver à une procédure susceptible de mettre en péril une activité économique ?

Et surtout : QUE VEUT-ON FAIRE DE CET EMPLACEMENT ?

Voilà peut-être la question la plus importante.

Car lorsqu’on demande à un exploitant de quitter un espace stratégique du domaine portuaire, il est parfaitement normal de vouloir savoir quelle est la vision pour l’avenir de ce site.

Existe-t-il un autre projet ?

Une nouvelle orientation ?

Un réaménagement ?

Un appel à projets ?

Un autre opérateur susceptible de s’y installer demain ?

Ces questions méritent des réponses claires.

Pas des rumeurs.

Pas des sous-entendus.

Des réponses.

SAMUEL DAMO DOIT AUSSI RÉPONDRE

Être un média d’opinion ne signifie pas distribuer les bons et les mauvais points selon les personnes.

Samuel DAMO doit lui aussi répondre précisément sur son dossier.

Quelles démarches a-t-il entreprises avant l’expiration de son autorisation ?

Quelles propositions lui ont été faites ?

Les a-t-il acceptées ou refusées ?

Existe-t-il des impayés ou des contentieux autres que celui portant sur l’occupation du domaine ?

Quelles sont exactement les obligations qu’il devait respecter ?

Car si l’on exige de la transparence du Grand Port, la même transparence doit être exigée du Yacht Club.

C’est cela, l’équité.

LE GRAND PORT DOIT S’EXPLIQUER

Le Grand Port Maritime de la Guadeloupe est parfaitement en droit de faire respecter les règles relatives à son domaine.

Personne ne peut sérieusement contester ce principe.

Mais lorsqu’une décision risque d’avoir des conséquences économiques et humaines importantes, expliquer devient indispensable.

Il faut donc dire clairement : Pourquoi maintenant ?
Pourquoi aucune solution pérenne n’a-t-elle été trouvée ?
Quel avenir est prévu pour le site ?

Et surtout : le maintien du Yacht Club a-t-il réellement été envisagé ?

Parce que les Guadeloupéens ont le droit de comprendre ce qui se joue derrière ce dossier.

EN GUADELOUPE, ON DOIT ARRÊTER DE LAISSER POURRIR LES DOSSIERS

C’est peut-être finalement cela, le véritable problème.

On laisse parfois des situations administratives durer.

On échange des courriers.

On négocie.

On reporte.

On attend.

Puis un matin, tout devient urgent.

Et lorsque l’entreprise se retrouve au bord du précipice, chacun explique qu’il ne fait qu’appliquer les règles.

Mais gouverner, administrer et gérer un territoire, ce n’est pas seulement appliquer des règles. C’est aussi anticiper.

Aujourd’hui, la justice devra trancher les questions juridiques.

Elle dira qui est dans son droit et jusqu’où.

Mais nous, journalistes, avons une autre responsabilité : POSER LES QUESTIONS AVANT QUE LES PORTES NE SE FERMENT.

Alors oui, je pose volontairement cette question qui dérange : QUI VEUT LA PEAU DU YACHT CLUB DE SAMUEL DAMO ?

Peut-être personne.

Mais dans ce cas, que ceux qui ont la responsabilité de ce dossier viennent l’expliquer clairement.

Parce qu’en matière d’information, le silence administratif laisse toujours la place aux interrogations.

Et LePIGETV continuera de poser les questions.

Même celles qui dérangent.

🎙️ DANE MARTIAS
LePIGETV — L’information autrement.

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