Avant le luxe et les Porsche Cayenne, il y a les charges sociales et fiscales à payer

🔺En Guadeloupe, certains chefs d’entreprise aiment afficher leur réussite. Véhicules de prestige, propriétés luxueuses, voyages, réceptions mondaines et signes extérieurs de richesse : tout semble indiquer une prospérité éclatante.

🔺Pourtant, lorsqu’il est question de fiscalité, de cotisations sociales ou de contraintes économiques, on remarque souvent que ce sont toujours les mêmes patrons fortunés qui montent au créneau pour expliquer qu’ils souffrent, qu’ils sont victimes du système ou que la situation est devenue insupportable.

🔺À force, une question se pose : comment peut-on afficher autant de réussite et donner en permanence l’impression que l’on est au bord de la faillite ?

🔺Personne ne conteste les difficultés que peuvent rencontrer les entreprises. Elles existent et touchent tous les secteurs. Mais il est parfois surprenant d’entendre certains grands patrons se lamenter publiquement alors qu’ils continuent d’afficher un train de vie que la grande majorité des Guadeloupéens ne pourra jamais s’offrir.

🔺La véritable réussite ne se mesure pas à la valeur d’une Porsche Cayenne ni à la taille d’une villa. Elle se mesure à la capacité de respecter ses obligations envers ses salariés, ses fournisseurs, les organismes sociaux et l’administration fiscale.

🔺Car les charges sociales et fiscales ne sont pas une sanction. Elles servent à financer les hôpitaux, les écoles, les routes, les retraites, l’assurance maladie, les services de secours et l’ensemble des infrastructures dont bénéficient également les entreprises.

🔺Pendant que de nombreux artisans, commerçants et petites entreprises se battent chaque mois pour payer leurs charges sans faire de bruit, certains semblent considérer que les efforts doivent être supportés par les autres.

🔺La Guadeloupe a besoin d’entrepreneurs ambitieux, créateurs de richesses et d’emplois. Mais elle a surtout besoin d’entrepreneurs responsables et exemplaires.

🔺On ne peut pas, d’un côté, afficher les symboles de la réussite et, de l’autre, faire semblant de pleurer dès qu’il faut participer à l’effort collectif.

Avant le luxe et les Porsche Cayenne, il y a les charges sociales et fiscales à payer. Avant les privilèges, il y a les devoirs. Et avant de se présenter comme une victime, il faut parfois regarder la réalité de son propre niveau de vie.

Dane MARTIAS
LePIGETV – Un œil sur les infos 🎤

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